On connaît tous l’inspection préachat : c’est l’acheteur qui la fait faire, une fois l’offre acceptée. Mais de plus en plus de vendeurs se posent une autre question : « Devrais-je faire vérifier ma maison avant de la mettre en vente ? » Pour la plupart des propriétés, la réponse est oui — et voici pourquoi ça change tout.

Le problème avec l’inspection de l’acheteur

Quand c’est l’acheteur qui découvre un point faible pendant son inspection, il arrive toujours la même chose : il s’en sert pour renégocier. Vous êtes alors sur la défensive, sous pression, avec une transaction déjà annoncée à votre entourage. C’est le pire moment pour apprendre une mauvaise nouvelle sur votre propre maison.

L’idée : reprendre l’avantage du temps

Une vérification avant la mise en marché inverse le rapport de force. Vous découvrez les points sensibles en premier, quand vous avez encore le temps de décider : faire corriger, documenter, ou simplement ajuster le prix en connaissance de cause. L’argument central n’est pas technique, il est stratégique — c’est le temps. Vous aurez le temps de faire vérifier ce qui doit l’être, avant qu’un acheteur ne s’en serve pour négocier.

Ce n’est pas une inspection complète — c’est un examen ciblé

Soyons clairs : il ne s’agit pas de refaire toute l’inspection de l’acheteur à votre place. Il s’agit de porter attention aux éléments qui font le plus souvent achopper une vente. Je ne pose pas de diagnostic — ça, c’est le rôle de l’inspecteur en bâtiment indépendant, et de l’ingénieur pour les questions de structure. Mon travail, comme courtier qui connaît les bâtiments, c’est de savoir où regarder et qui appeler, pour que vous entriez sur le marché avec un dossier propre.

Le bon moment : après le mandat, avant l’affichage

La séquence idéale : on signe le contrat de courtage, on planifie la vérification, on rassemble les documents et les factures, puis on met en marché. Vous arrivez alors avec une déclaration du vendeur complète, des réponses aux questions que l’acheteur va poser, et un prix appuyé sur les faits. C’est la différence entre subir une négociation et la mener.

Pour la plupart des propriétés, oui. Cela vous permet de découvrir les points sensibles avant l’acheteur, de les documenter ou de les corriger, et d’éviter une renégociation de dernière minute. Vous vendez en position de force.
Un inspecteur en bâtiment indépendant de la transaction, et un ingénieur pour les questions de structure s’il y a lieu. Comme courtier, je coordonne la démarche et vous aide à choisir le professionnel — je ne pose pas de diagnostic moi-même.
Idéalement juste après la signature du contrat de courtage, pour avoir le temps de rassembler les documents et, au besoin, de faire corriger ce qui doit l’être avant d’afficher.

Ernso Cléus, courtier immobilier résidentiel et commercial — RE/MAX Crystal. Votre courtier qui connaît les bâtiments.